Ecosse : roadtrip dans les highlands, liberté en van California
fàilte gu Alba !
L’Écosse, pays des Highlanders, des fantômes, du Loch Ness, du golf, du rugby et du whisky ! Mais aussi berceau d’artistes qui ont marqué la scène musicale mondiale, comme Simple Minds, Texas, Annie Lenox ou encore Lewis Capaldi, la scène cinématographique avec Ewan Mcgregor et Sean Connery, Gerard Butler et sportive avec Andy Murray. Mais aussi l’invention du téléphone avec Alexander Graham Bell, la pénicilline avec Alexander Fleming et la télévision avec John Baird.
C’est aussi un décor de cinéma à ciel ouvert : des paysages mythiques qui ont servi de toile de fond à Harry Potter, à la série Outlander, au film Highlander ou encore à Skyfall. Entre châteaux mystérieux, vallées embrumées et routes infinies, chaque virage semble tout droit sorti d’un film.
Un peu d’histoire
La terre de clans, des batailles et des légendes, l’Écosse a longtemps été un royaume fier et indépendant. En 1707, avec l’Act of Union 1707, elle rejoint officiellement l’Angleterre pour former le Royaume-Uni. Mais loin de disparaître, son identité continue de vivre à part entière. Mais quelques années plus tard, surtout après la bataille de Culloden en 1746, les Highlands traversent une période de grands bouleversements sous les restrictions britaniques: le système des clans, les traditions dont le port du Tartan et le gaélique sont réprimés . Pourtant, malgré ces changements, la culture écossaise résiste et se transforme plutôt qu’elle ne s’efface.
Aujourd’hui, l’Écosse a ravivé une partie de cet héritage : le gaélique est encore parlé et enseigné, et les traditions des Highlands sont très valorisées (festivals, kilts, musique, etc.).

Comment aller en Ecosse ?
En avion : directement à Edimbourg
En voiture : avant juin 2026, par le ferry à Calais jusqu’à Douvres, durée de la traversée 1h30. A partir de juin 2026 il y aura des liaisons entre la France et l’Ecosse, il partira de Dunkerque et rejoindra un port à 30km d’Edimbourg, il mettra 20h. Mais Douvres/Edimbourg c’est près de 9h de routes et 800km, et franchement la diagonale du vide en France c’est plus vivant que la traversée de l’Angleterre…
Breaking news : au cas où vous auriez raté l’info, ils conduisent à gauche, tout le temps et partout ! Alors c’est bien fait, on s’y habitue vite, c’est fléché partout, même sur les ronds point. Mais surtout, outre Manche ils conduisent très bien.
Avant de partir, pensez à faire votre ETA (visa), il sera vérifié aussi bien en avion qu’en prenant le ferry.



Pour ce roadtrip écossais, mon choix s’est porté sur le Volkswagen California, un van qui s’est révélé être bien plus qu’un simple moyen de transport. Après plus de 1 000 kilomètres parcourus à travers les Highlands, les lochs et les petites routes de campagne, il est rapidement devenu un véritable compagnon d’aventure.
À bord, l’espace est remarquablement bien optimisé. Grâce à ses deux couchages, dont un sous le toit relevable, jusqu’à quatre personnes peuvent voyager et dormir confortablement. Même lorsque les températures écossaises se montrent fraîches, le chauffage stationnaire permet de passer des nuits agréables sans avoir à faire tourner le moteur.
Tout a été pensé pour la vie en autonomie : réchaud à gaz, évier avec réserve d’eau, réfrigérateur et de nombreux rangements transforment l’habitacle en une véritable petite maison sur roues. Que ce soit au bord d’un loch isolé ou face aux montagnes des Highlands, il est possible de cuisiner et de profiter pleinement du paysage sans dépendre d’infrastructures extérieures.
Sur la route, le California surprend également par sa sobriété, avec plus de 1 000 kilomètres parcourus sur un seul plein lors de notre voyage. Sa conduite est particulièrement agréable, avec une excellente visibilité, une position de conduite confortable et une ergonomie moderne qui facilite aussi bien la navigation que la gestion des différentes fonctions du véhicule.
Malgré son aménagement complet, il conserve des dimensions raisonnables qui le rendent facile à manœuvrer et à stationner, un atout précieux sur les routes étroites des Highlands ou dans les petits villages écossais. Enfin, il offre ce sentiment de liberté et de sécurité qui fait tout le charme du voyage en van : la possibilité de s’arrêter presque partout, de passer la nuit au cœur de paysages exceptionnels et de reprendre la route au gré de ses envies. Un compromis idéal entre le confort d’un camping-car et l’agilité d’un véhicule du quotidien.



Édimbourg et ses environs
On donne immédiatement le ton du voyage. Entre la vieille ville et ses ruelles pavées, on a l’impression de remonter le temps à chaque coin de rue. Le cœur historique s’articule autour de la majestueuse St Giles’ Cathedral, dont l’architecture domine le Royal Mile et rappelle l’importance religieuse et politique de la ville au fil des siècles.
Un peu plus loin, l’atmosphère devient plus mystérieuse au Greyfriars Kirkyard, un cimetière chargé d’histoire et de légendes, souvent enveloppé d’une ambiance brumeuse qui colle parfaitement à l’imaginaire écossais. Entre vieilles pierres et récits de fantômes, il fait partie de ces lieux où le passé semble encore très présent.









Et puis, nous ne pouvions pas passer à côté d’une autre facette d’Édimbourg : le whisky. À la Scotch Whisky Experience, on découvre toute la richesse de cette tradition nationale, entre histoire, savoir-faire et dégustation. Une immersion parfaite pour comprendre pourquoi le whisky fait presque partie intégrante de l’identité écossaise.
Impossible de parler d’Édimbourg sans évoquer le golf, sport presque sacré en Écosse. À quelques minutes du centre, le Braid Hills Golf Course offre une expérience unique : un parcours en hauteur avec une vue panoramique sur toute la ville, du château jusqu’à la mer du Nord. Même sans être un joueur confirmé, l’endroit impressionne par ses reliefs naturels, ses fairways vallonnés et cette sensation de jouer au-dessus de la capitale.



Côté gastronomie, Édimbourg n’est pas toujours la plus simple à apprivoiser. Ville très touristique, il est facile de tomber dans des adresses attrape-touristes sans grande âme. Mais en cherchant un peu, on finit par trouver de vraies belles surprises.
Deux adresses sortent particulièrement du lot : Scott’s Kitchen, niché dans la vieille ville, et The Canny Man’s, une institution plus atypique en périphérie. Entre l’accueil chaleureux, l’ambiance authentique et la qualité des plats, rien à redire : on est loin des pièges classiques pour voyageurs pressés. Deux expériences simples, sincères, qui redonnent un peu de confiance dans la scène culinaire de la capitale écossaise.
On a testé la soupe de haddock, le burger de mouton et le ragoût de chevreuil.



Ou dormir avec le California ?
Côté nuit, le Volkswagen California prend toute sa dimension. À Édimbourg, nous avons trouvé un spot simple mais inoubliable : un petit parking sur les hauteurs, près du Braid Hills Golf Course. Installés dans le van, au calme, loin de l’agitation du centre-ville, avec pour seul décor les lumières d’Édimbourg qui s’étendent à perte de vue. Et au réveil, depuis le lit, la ville se dévoile doucement sous la lumière du matin — une vue qui transforme complètement l’expérience du voyage.
En quittant la capitale, direction le port de South Queensferry, à une trentaine de kilomètres. Une nouvelle nuit dans le California, cette fois face à la mer, sur un parking paisible avec vue directe sur les ponts emblématiques de la région. Liberté totale : pas d’horaires, pas de contraintes, juste le choix du spot et du moment. Le soir, nous avons dîné au Orocco Pier, une adresse idéalement située en bord de l’eau, parfaite pour prolonger cette ambiance maritime avec une cuisine soignée.
Pour trouver de spots ou dormir j’ai utilisé l’appli Park4night.




Direction Inverness
Sur les traces de Jamie Fraser… ou presque. Et pour les fans de la série Outlander, difficile de ne pas avoir en tête les paysages emblématiques aperçus à l’écran. C’est d’ailleurs les romans puis la série, qui m’ont donné envie de venir explorer l’Écosse autrement, à travers ses routes, ses légendes et son atmosphère unique.
Mais petite breaking news pour les voyageurs en mode pèlerinage : beaucoup de lieux cultes ne sont en réalité que des façades ou des sites extérieurs. Autrement dit, inutile de chercher la chambre de Jamie à Lallybroch comme si elle existait vraiment — on est ici dans l’univers de la fiction, pas dans un musée figé dans le temps.



La route vers Inverness est à elle seule une expérience. On quitte progressivement les villes pour s’enfoncer dans des paysages de plus en plus sauvages : des kilomètres de routes étroites sans habitation, où la lande écossaise s’étire à perte de vue, entre collines brumeuses, moutons solitaires et silence presque total. C’est l’Écosse des grands espaces, celle qui donne l’impression d’être seul au monde.
Sur le chemin, les arrêts s’enchaînent naturellement, notamment autour des distilleries qui jalonnent la région. Sans forcément planifier, on tombe sur ces lieux emblématiques du whisky écossais, parfaits pour comprendre un peu mieux l’âme du pays — même juste en observant les fûts, les odeurs de malt et les paysages environnants.



Et puis, impossible de ne pas marquer une pause à Culloden Battlefield. Ce lieu chargé d’histoire rappelle la bataille décisive de 1746, souvent associée à la fin de l’insurrection jacobite. Aujourd’hui encore, l’endroit dégage une atmosphère particulière, à la fois calme et lourde de mémoire, comme un point de bascule dans l’histoire écossaise.
Arriver à Inverness, c’est finalement atteindre une sorte de porte d’entrée des Highlands : une ville à taille humaine, posée au bord de la rivière Ness, qui marque la transition entre civilisation et immensité sauvage.
À Inverness, cette fois-ci, nous avons posé le van dans un camping idéalement situé, avec vue sur la mer et à proximité immédiate du centre-ville. Un spot parfait pour profiter à la fois du confort et de l’autonomie du voyage, tout en restant connecté à la ville.



Le soir, direction le pied du château de Inverness Castle pour dîner au restaurant The Castle Tavern, c’est ici que l’on tente l’expérience culinaire incontournable du pays : le fameux haggis. Verdict sans filtre : ce n’est pas mauvais, mais clairement pas un plat coup de cœur.. Installés dans une ambiance typiquement écossaise, simple et chaleureuse, on profite d’un moment parfait après une journée sur la route.
Pour terminer la soirée, passage obligé dans un pub typique, le The Highlander. Bois sombre, ambiance locale et discussions animées : difficile de faire plus authentique.



L’île de Skye
Depuis Inverness, la route prend une toute autre dimension en direction de l’ouest, vers les Highlands les plus spectaculaires et l’Île de Skye. Premier arrêt incontournable : le légendaire Loch Ness. Entre mythes et paysages brumeux, difficile de ne pas scruter la surface de l’eau en espérant apercevoir quelque chose… ou quelqu’un. Même sans rencontrer Nessie, le décor suffit à lui seul à marquer une pause hors du temps.



Sur la route, passage obligé devant le majestueux Eilean Donan Castle. Posé sur son îlot, entouré d’eau et de montagnes, il fait partie des images les plus iconiques d’Écosse. Lors de notre passage, impossible de s’y arrêter : le site était en pleine activité de tournage d’un film de la saga Highlander, ce qui rendait la visite plus compliquée. On se contente donc de le contempler de loin, comme une carte postale vivante.
Puis vient l’arrivée vers l’Isle of Skye, sans doute l’un des points culminants du voyage. Ici, la nature change encore de visage : falaises abruptes, montagnes déchirées, routes sinueuses et lumière changeante en permanence. C’est une île qui semble respirer au rythme de la météo, et justement, celle-ci peut basculer en quelques minutes, transformant les paysages en scènes presque irréelles, enveloppées de brume et de lumière dorée.
Dormir sur Skye s’est révélé plus compliqué que prévu. À force d’incivilités et de surfréquentation, le camping sauvage n’est désormais plus toléré dans de nombreuses zones. Une évolution dommageable pour l’esprit initial du roadtrip, même si les campings officiels sont très bien aménagés et permettent de profiter de l’île dans de bonnes conditions.
Mais au fond, cela n’enlève rien à la magie des lieux : entre les panoramas impressionnants et les changements de météo constants, Skye offre une atmosphère profondément mystique, presque irréelle, qui donne l’impression d’évoluer dans un décor vivant, constamment en mouvement.



Direction désormais le retour, avec une dernière traversée des Highlands qui concentre quelques-uns des paysages les plus marquants du voyage. Première étape : Fort William, au pied du Ben Nevis, souvent considérée comme une porte d’entrée vers les montagnes les plus spectaculaires du pays.
À quelques kilomètres de là se trouve le célèbre viaduc de Glenfinnan, rendu mondialement connu par la saga Harry Potter and the Chamber of Secrets. Voir passer le train à vapeur sur ses arches est un moment très attendu… mais attention, il ne circule pas tous les jours, et encore moins en dehors de la saison estivale. Il faut donc parfois se contenter du décor, déjà impressionnant en soi.


La route continue ensuite à travers Glencoe, sans doute l’un des passages les plus spectaculaires d’Écosse. Les montagnes y semblent plus abruptes, la vallée plus profonde, et la lumière change constamment, donnant au paysage une atmosphère presque cinématographique. C’est un endroit qui marque autant par sa beauté que par son intensité.
Sur la route, pause simple mais incontournable : un véritable fish and chips, dégusté chaud, sans prétention, face aux paysages écossais. Un moment simple, mais qui résume parfaitement l’esprit du voyage : profiter de la route autant que de la destination.


Petit bonus sur le retour, à la frontière entre l’Écosse et l’Angleterre, arrêt à York. Changement d’ambiance immédiat : on quitte les paysages sauvages des Highlands pour une ville beaucoup plus animée, presque festive, où l’histoire médiévale se mêle à une énergie très vivante.
Avec ses ruelles anciennes, ses remparts et son centre-ville plein de charme, York donne l’impression d’un décor hors du temps… mais en version plus chaleureuse et gourmande. Une belle surprise sur la route du retour, parfaite pour clôturer le voyage en douceur avant de retrouver la réalité.







L’Écosse, c’est bien plus qu’une destination : c’est une expérience. En un peu plus de 2 000 kilomètres, elle nous aura fait passer des villes historiques aux routes désertes des Highlands, des lochs brumeux aux falaises balayées par le vent. Une terre de contrastes, où chaque virage semble raconter une histoire différente. Entre nature brute, culture forte et atmosphère presque irréelle, c’est un pays qui ne se visite pas vraiment… il se vit. Et surtout, il laisse cette impression rare d’avoir voyagé loin, même sans avoir changé de continent.
Et puis il y a le Volkswagen California, véritable fil conducteur du voyage. Sur ces 2 000 kilomètres, il aura été bien plus qu’un véhicule : un refuge mobile, fiable et confortable, capable d’enchaîner nuits en hauteur comme en vallée sans jamais générer la moindre inquiétude. Toujours au chaud, toujours en sécurité, avec de l’espace pour vivre, travailler et voyager : prises pour l’ordinateur, eau, gaz, réfrigérateur… tout est pensé pour l’autonomie.
Sur la route, la conduite est fluide et rassurante, avec une excellente tenue de route et une ergonomie qui rend chaque trajet naturel. Sa hauteur permet d’accéder à de nombreux parkings, même en ville, là où un camping-car classique serait limité. Et lorsqu’il faut se poser, il se branche facilement dans un camping comme un véritable camping-car, prolongeant cette sensation de liberté sans contrainte.
Bien sûr, son prix à partir de 70 150€ représente un investissement. Mais sur la route, on comprend vite que ce n’est pas seulement un coût : c’est le prix de la tranquillité, de la flexibilité, et surtout de la liberté.
Voici un exemple de road book pour vous aider à vous organiser !
Slàinte mhath

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