Mes Expériences

Et si le plus beau roadtrip se faisait au rythme d’une moto ? Mon essai de la Cupra Raval

On imagine souvent qu’un roadtrip se mesure en kilomètres avalés, en heures gagnées sur l’autoroute ou en vitesse de croisière. Pourtant, lorsqu’on voyage avec un motard, les règles changent complètement.

Un motard ne roule pas pour arriver vite. Il roule pour enchaîner les virages, découvrir des paysages et profiter de la route. Les pauses sont régulières, parfois pour souffler, souvent pour admirer le panorama, toujours parce que le voyage fait partie de la destination.

C’est exactement ce que nous avons vécu en traversant la Suisse et l’Italie. Cette fois, le défi était double : partager la route entre une moto et la toute nouvelle Cupra Raval, tout en découvrant si une petite voiture électrique pouvait être une vraie partenaire de voyage.

Spoiler : elle nous a bluffés.

Une petite voiture pour un grand voyage

On entend encore souvent qu’il faut un gros SUV pour partir loin. Pourtant, plus les kilomètres défilaient, plus je me disais exactement l’inverse. La Cupra Raval n’impressionne pas par sa taille. Et c’est précisément sa plus grande qualité.

Dans les petits villages jurassiens, les routes étroites du Valais, les épingles du Grand-Saint-Bernard ou les passages parfois très serrés au-dessus des lacs italiens, son format est devenu un véritable avantage. Là où un véhicule plus imposant oblige à ralentir ou à hésiter, elle se faufile naturellement.

Et puis il y a ce côté presque joueur. Dans les virages, elle donne davantage l’impression de conduire un kart qu’une voiture électrique. La direction est précise, le châssis inspire confiance et les relances sont franches. Sur ce type de parcours, c’est un vrai plaisir.

Au-delà de son plaisir de conduite, la Cupra Raval embarque aussi une belle dose de technologies qui rendent les trajets plus sereins. Parmi les nouveautés que j’ai particulièrement appréciées, on retrouve l’assistance à la conduite en ville capable de reconnaître les feux tricolores. La voiture anticipe les ralentissements et s’arrête progressivement lorsque le feu passe à l’orange ou au rouge, une aide aussi fluide que rassurante dans la circulation urbaine.

Côté sécurité, Cupra va encore plus loin avec un système de surveillance de l’attention du conducteur. Une discrète caméra, intégrée derrière le rétroviseur intérieur, analyse les signes de fatigue ou d’inattention. Bien sûr, il fallait que je teste… et le « réveil » est plutôt convaincant ! Dès que le système détecte une baisse de vigilance, il alerte le conducteur avant que la situation ne devienne critique.

Ajoutez à cela l’ensemble des aides à la conduite (ADAS) – maintien dans la voie, surveillance des angles morts, freinage d’urgence, régulateur adaptatif et bien d’autres – et l’on obtient une voiture qui inspire confiance, aussi bien pour le conducteur que pour ses passagers. Une technologie omniprésente, mais jamais intrusive, qui accompagne sans dénaturer le plaisir de conduire.

Sans oublier la nouvelle signature lumineuse dans l’habitacle.

Le tout est proposé à partir de 36 100 € (ou 37 960 € selon la finition et les équipements retenus), avec une autonomie pouvant atteindre 446 km en cycle WLTP. De quoi envisager sereinement les trajets du quotidien comme les longs week-ends sur les routes de montagne, sans que la recharge ne devienne une contrainte.

Prendre son temps

Notre itinéraire nous a emmenés de Dijon jusqu’au Doubs, avant de rejoindre les forêts jurassiennes. La fraîcheur des arbres contrastait déjà avec la chaleur annoncée pour les jours suivants. Puis les paysages ont complètement changé.

En arrivant dans le Valais suisse, les forêts ont laissé place aux grandes vallées ouvertes, avant qu’une vue spectaculaire ne s’ouvre au-dessus du lac Léman, du côté de Lausanne. Impossible de ne pas s’arrêter.

C’est aussi ça, voyager sur les petites routes. On s’offre le luxe de perdre du temps. Ou plutôt de le retrouver.

La Suisse, le paradis de la recharge

S’il y a bien une surprise durant ce voyage, c’est la facilité avec laquelle on recharge une voiture électrique en Suisse. Les bornes sont nombreuses, parfaitement indiquées, et il existe même des aires de repos entièrement dédiées à la recharge. Pas de stress. Pas d’attente. Pendant que la voiture récupère de l’autonomie, le motard enlève son casque, boit un café ou profite simplement d’une pause.

Finalement, nos deux rythmes étaient parfaitement compatibles. Les arrêts naturels de la moto correspondaient presque toujours aux besoins de recharge de la voiture.

Comme quoi, parfois, les contraintes deviennent des avantages.

Une nuit à Bourg-Saint-Pierre

Nous avons fait étape à Bourg-Saint-Pierre, juste avant le col du Grand-Saint-Bernard. Dormir au pied des montagnes, retrouver un peu de fraîcheur après une journée de route, observer le soleil disparaître derrière les sommets… Difficile de faire mieux. En revanche, petit conseil si vous passez par là : préparez votre portefeuille. Nous sommes en Suisse. Et le restaurant vous le rappellera très rapidement. Disons que le repas fait presque autant monter le rythme cardiaque que le col du lendemain.

Le Grand-Saint-Bernard : le terrain de jeu idéal

Le lendemain matin, je suis partie avant la moto. La route était totalement dégagée. L’occasion parfaite pour découvrir ce que la Cupra Raval avait réellement dans le ventre. Les premiers kilomètres confirment immédiatement son caractère. Les virages s’enchaînent avec une facilité déconcertante, l’adhérence inspire confiance, les reprises sont dynamiques et la voiture semble presque demander le virage suivant.

Forcément, en montée, la consommation augmente. C’était même volontaire : je voulais observer précisément son comportement avant de mesurer ce qui allait se passer dans la descente. Arrivée au sommet, le décor est à couper le souffle.

Le ciel est d’un bleu parfait, les montagnes semblent infinies et le célèbre col mérite largement sa réputation. Puis vient la descente. Et là, la magie de l’électrique opère. Kilomètre après kilomètre, la batterie recommence à se remplir grâce au freinage régénératif.

Je retrouverai les chiffres exacts, mais j’ai récupéré près de 10 % d’autonomie uniquement en descendant. Une démonstration particulièrement convaincante de l’efficience de cette voiture en montagne.

Au départ j’étais à 48%, en haut j’étais à 40%, et à l’arrivée en descente j’étais de nouveau à 48% .

Les lacs italiens, sans jamais regarder la batterie

Aoste, le lac de Côme, un passage par la Suisse, le lac d’Idro puis le lac de Garde… Le décor change sans cesse. Les montagnes succèdent aux vallées, les petits villages aux grands lacs, et les routes deviennent toujours plus belles. Ce qui m’a le plus surprise, c’est finalement d’avoir presque oublié la batterie.

Entre les montées et les descentes, la récupération d’énergie compense une grande partie de la consommation. Sur certaines portions, j’ai eu l’impression que la voiture ne consommait presque rien. À Aoste, la recharge s’est faite pendant que nous allions simplement boire un verre en ville. Plus tard, autour du lac de Côme, nous avons même laissé la voiture sur le parking de notre hébergement pour grimper à moto jusqu’à un magnifique point de vue dominant le lac.

Encore une fois, chacun son rythme. Et tout fonctionnait naturellement.

Une autre manière de voyager

Ce voyage m’a surtout rappelé qu’une voiture n’est pas seulement un moyen de transport. Elle accompagne une aventure. La Cupra Raval n’a jamais cherché à transformer ce roadtrip en démonstration technique. Elle s’est simplement adaptée à notre façon de voyager. À celle d’un motard qui préfère les virages aux autoroutes. À celle de deux voyageurs qui aiment s’arrêter devant un paysage sans regarder leur montre.

Et finalement, c’est peut-être la plus belle conclusion de ce voyage. On n’a pas besoin d’une énorme voiture pour partir loin. On a surtout besoin d’avoir envie de prendre la route.

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